Effets de la pression partielle

Effets de l’augmentation d’altitude
Dans un avion non pressurisé s'élevant à des altitudes de plus en plus élevées, votre corps est exposé à de moins en moins de pression sur ses surfaces externes. Puisque la pression à l'intérieur de votre corps est toujours identique à celle présente au sol, des choses étranges commencent à se produire. Les gaz emprisonnés dans les cavités du corps commencent à se détendre pour revenir à la même pression que celle du gaz environnemental.
Les symptômes et effets sur l'organisme:
Quelle que soit l'altitude à laquelle nous nous trouvons, l'oxygène représente près de 21% des gaz présents dans l'air. Comme l'air se raréfie avec l'altitude, la quantité d'oxygène disponible diminue. Alors qu'au niveau de la mer, les pressions de l'air et de l'oxygène sont respectivement de 760 mmHg et 150 mmHg (mmHg = millimètres de mercure), au sommet de l'Everest, ces valeurs sont divisées par trois (250 et 43 mmHg).
L'appauvrissement de la quantité d'oxygène dans l'atmosphère se répercute à tous
les "étages" de l'organisme. La pression en oxygène baisse au niveau des
poumons, du sang et des tissus musculaires.
Or, nous savons que l'oxygène est un élément majeur grâce auquel l'organisme
produit l'énergie nécessaire à la préservation de sa vie et de sa capacité
d'action (physiologie / l'oxygène). Moins d'oxygène signifie moins d'énergie ce
qui induit à son tour moins de possibilités d'action.
Les différences de pression contraignent le tympan à bombement à l'extérieur ou à l'intérieur. Dans les deux situations vous obtenez un sentiment d'oreille « pleine » qui peut avoir pour conséquence une douleur dans les oreilles si vous ne pouvez pas égaliser la différence de pression. L'audition décroît également.
Adaptations physiologiques
immédiates
Les réponses à l'altitude d'un organisme non adapté peuvent être classées en 3
catégories selon les systèmes sur lesquels elles s'expriment.
la ventilation
C'est l'adaptation la plus facilement perceptible. Le nouvel arrivant se met
à ventiler plus profondément et à un rythme plus soutenu (élévation du volume
courant et de la fréquence ventilatoire). Cette hyperventilation va permettre
d'apporter davantage d'air et donc d'oxygène au niveau des alvéoles pulmonaire,
à proximité du sang.
la circulation
Du fait de la baisse de la quantité d'oxygène présente au niveau des
poumons, le sang aura plus de mal à se charger complètement en molécules. La
parade consiste alors à augmenter la vitesse à laquelle le sang est transporté.
Le débit cardiaque s'élève principalement grâce à une augmentation de la
fréquence cardiaque.
L'élévation de la fréquence cardiaque est perceptible au repos et à l'exercice.
Si nous faisons un footing à 12 km/h en plaine et en altitude, dans le deuxième
cas notre fréquence cardiaque sera plus élevée.
Adaptations à
moyen et long termes
Si nous regardons les adaptations à court terme, nous voyons que toutes
mettent en œuvre les systèmes fonctionnels les plus prompts à réagir (débits de
la ventilation et de la circulation). Or, pour être les plus rapides ces
systèmes sont aussi les plus coûteux en énergie. D'où l'intérêt de voir
s'activer de nouvelles adaptations plus durables et plus "fines". Ce qui se
passe au niveau de la circulation est à ce titre saisissant.
hypoxie d'altitude
L'hypoxie d'altitude (ou diminution de la quantité d'oxygène dans l'air ) a des retentissements sur plusieurs organes:
| Organes | Effets indésirables de l'altitude |
| Coeur |
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| Système Nerveux Central |
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| Oeil |
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Audition |
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On parle d’hypoxie
lorsque la quantité d’oxygène délivrée aux tissus est insuffisante par rapport
aux besoins cellulaires. Celle-ci peut s’accompagner d’une hypoxémie ou non.
On parle d’hypoxémie lorsque la quantité d’oxygène transportée dans le
sang est diminuée. Cela se traduit biologiquement par une baisse de la
PaO2 (Gaz du sang artériels).
Elle provoque un état d'euphorie, réduction de la vision périphérique, les mouvements peinent pour être bien coordonnés, il y a décalage entre l'ordre et le mouvement des muscles , et les efforts de raisonnement et réflexion deviennent de plus en plus difficiles.
Quand la pression atmosphérique diminue, l'apport d'oxygène aux tissus diminue, constituant ce que l'on appelle l'hypoxie. Ce phénomène dépend de 3 facteurs :
- l'amplitude de la diminution de pression
- la vitesse de cette diminution : éviter de monter trop rapidement afin de permettre aux systèmes compensateurs de bien jouer leur rôle
- l'état de santé des individus : la sensibilité de l'homme à l'hypoxie est augmentée par le manque de sommeil, la fatigue, le tabagisme , abus d'alcool, une alimentation trop riche en graisse.
Les signes précurseurs sont :
Effets de l'hypoxie aux différentes altitudes .
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Altitude |
symptômes
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Certains pilotes ou passagers ayant une Insuffisance respiratoire peuvent ressentir les premiers symptômes de l'hypoxie à cette altitude |
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Fatigue et maux de tête |
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maux de tête, somnolence, trouble de la vison, troubles du comportement, perte de coordination aux actions à entreprendre. |
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perte de conscience palpitations, hyperventilation, |
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convulsions |
Pour remédier aux effets d'hypoxie :
Tous ces effets secondaires surviennent à des altitudes diverses, mais on peut considérer, qu'à partir de 3000 m, le corps humain ne peut plus "compenser" et que les premiers troubles peuvent apparaître.
HYPERVENTILATION
Les causes :
l'hyperventilation provoque
Sous l'effet de la peur, la respiration s'accélère, le pilote transpire, des fourmillements au niveau des doigts et des orteils peuvent apparaître , ainsi que des étourdissements, des nausées. Son coeur bat de plus en plus vite, des troubles de la vue peuvent apparaître, cela peut aller jusqu'à l'évanouissement.
Pour remédier aux effets de l'hyperventilation :
Bloquer et retenir sa respiration
Parler à haute voix calmement en décomposant les mots, essayer de diminuer volontairement l'amplitude et la fréquence des mouvements respiratoires.
Une pratique assidue du vol et la maîtrise des actions à entreprendre rendent improbables les accidents de l'hyperventilation.
Effets de l'accélération :
Effets de G sur l'organisme
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Nombre de G |
réaction de l'organisme |
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sensation d'être compressé, tête, bras et jambes lourdes, mobilité réduite |
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idem qu'à +2G mais plus accentué, augmentation des fréquences cardiaques et respiratoires |
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apparition d'un voile gris , perte de la vision périphérique, diminution de la vision centrale |
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perte de la vision centrale |